27 avril 2008
Special guest
Cette année, c'est Monsieur Tarantino qui donne sa Leçon de cinéma à Cannes.
12 novembre 2007
A ne pas rater
Cycle Kubrick sur Arte, avec:
ce soir, 2001, L'Odyssée de l'Espace
mercredi, Orange Mécanique (mon préféré)
jeudi, Le Docteur Folamour
lundi prochain, Lolita
jeudi prochain, Eyes Wide Shut
19 octobre 2007
99F [Jan Kounen]
Annonçons tout de suite la couleur: je ne suis pas un grand fan de Jean Dujardin, je n'ai jamais lu un seul livre de Beigbeder et je ne suis pas particulièrement friand de cinéma français. Il y avait donc peu de chance pour qu'on me traîne dans les salles obscures pour voir ce 99F dont le nom ne me disait rien qui vaille. Et pourtant, pourtant...j'ai adoré. Je ne puis vous dire quel artifice a fait réellement prendre la mayonnaise (les qualités intrinsèques du long métrage ne sont pas à remettre en cause, mais pas pour autant exceptionnelles), mais je suis tombé sous le charme.
Un jeu particulièrement soigné, qui m'a notamment étonné chez Dujardin (qui remonte grandement dans mon estime), un humour grinçant, un univers de la publicité décrit avec réalisme et originalité, de faux spots commerciaux insérés avec parcimonie, et surtout, une BO très électro-chic (de l'Acid Jazz avec St Germain au Clubbing avec The Egg). Bien sûr, drogues et sexe viennent corser le tout (quelques fois lourdement à mon goût), et le côté branchouillard parisien est parfois mis un peu trop en exergue, mais dans sa globalité, le film est une réussite. Un rythme soutenu, sans lenteurs de narration ou dialogues inutiles, des rebondissements efficaces: c'est un film d'actif, voire d'hyperactif. On pourra lui reprocher un certain hermétisme envers les néophytes de l'ère technologique, il est certain que sans une certaine culture informatico-internetienne, un sentiment de déroutement peut apparaître (la promotion du long métrage c'est d'ailleurs largement faite grâce au Web 2.0).
99F est donc un film recherché (par rapport aux autres productions françaises actuelles dont le niveau vole dangereusement bas), quelque fois trash mais dans l'ensemble visuellement agréable. Très bon moment.
06 octobre 2007
At last, my arm is complete again.
Opéra musical? Film d'horreur? Fiction tragicomique? Tout à la fois. Pour notre plus grand bonheur, le duo Depp-Burton se reforme pour réappaître sur les écrans en janvi
er 2008 dans Sweeney Todd, nouveau long métrage aux allures de Sleepy Hollow. L'histoire est connue, Tim Burton n'est pas le premier à y avoir apposé sa marque: Benjamin Barker, un barbier envoyé en prison par le juge Turpin, puis évadé, décide de se venger en devenant le barbier démoniaque de Fleet Street qui découpe ses victimes et en fait des tartes avec l'aide de Madame Lovett. Joyeusement macabre, cette bande-annonce donne le ton, bien que l'on puisse regretter ses atours un peu trop hollywoodien.

16 août 2007
Trainspotting [Danny Boyle]
J’ai toujours adoré les films de drogués. Ne me demandez pas pourquoi, mais je ne me suis jamais lassé du délirant Las Vegas Parano, du dramatique Requiem for a dream ou encore de l’inégalable Pulp Fiction (je vous le concède, on y parle pas principalement de drogues, mais elles sont très présentes). Et bien Trainspotting pourrait bien figurer dans cette catégorie de film à revoir sans modération.
Tout d’abord, Ewan McGregor, que j’avais grandement apprécié dans La chute du faucon noir, dans Moulin Rouge et surtout dans Big Fish (encore un film à voir d’urgence), se révèle très convaincant dans le rôle d’un junkie d’Edimbourg malmené par de prétendus amis, aussi perdus que lui. J’aime le fait que les hallucinations soient légères, que l’on ne sache jamais si le personnage est encore conscient de la réalité, et l’on est donc pas surpris de voir par exemple Mark Renton (alias Ewan McGregor) plonger entièrement dans une cuvette de toilette, comme si cela était totalement banal. La fascination de Sick Boy pour James Bond, la "Mère Supérieure" ou encore les intonations de voix de Spud sous héroïne sont autant de détails délectables qui pimentent l'intrigue. Certaines scènes sont un peu crues, certaines images mettent mal à l’aise (oui, d’accord, il m’en faut peu) mais le tout baigne toujours dans une atmosphère humoristique assez réussie.
Mais le meilleur, bien que le film se suffise déjà à lui-même, elle indéniablement la bande originale. Entre Iggy Pop et Blur se baladent quelques notes de Carmen, et la musique coincide à la perfection avec les images. La première séquence, courte, dynamique, sur un Lust for Life énergique, fait commencer le film sur les chapeau de roues. Au final, un film très sympathique et une conclusion plutôt optimiste, rare pour ce genre de long métrage.



